Chih-Chien Wang. Archéologie de l’infime
« L’exposition présente diverses tentatives et répétitions dans les domaines du récit, de l’action et du reenactment. Elle invite les publics à explorer de multiples possibilités de revisiter le passé, que ce soit à travers des récits personnels ou des quêtes collectives. Vidéos, photographies, objets et écrits incitent à l’action et à la contemplation, pendant que le temps, étiré, comprimé ou décalé, permet la cristallisation ou l’extraction des souvenirs. Ces actions font revivre ou ramènent à la conscience des fragments d’une époque où l’attention n’avait pas encore été pleinement accordée, mais des décennies se sont déjà écoulées. Il s’agit d’un rappel de l’oubli, d’une fouille archéologique de l’infime. »
Chih-Chien Wang
Archéologie de l’infime réunit pour la première fois trois installations vidéo de 2014-2015 que Chih-Chien Wang a pensées comme une trilogie sur les processus de la mémoire. À la Galerie de l’Université de Montréal, l’artiste fait dialoguer les récits mis en scène dans les œuvres I Want to Be Reminded, A Helper et The Act of Forgetting, présentées respectivement à EXPRESSION, aux Territoires et à la Fonderie Darling. Jouant sur les ruptures et les continuités, la présentation active les corps et les subjectivités des personnages comme ceux des publics. Cette mémoire de l’infime, qui se fait et se défait à travers nos gestes, nos relations et nos émotions, est aussi transposée dans des images photographiques, ainsi que dans une installation présentant des objets et des mots choisis par Wang, que les publics sont invités à s’approprier, à échanger.